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J.R.R Tolkien, monument de la littérature anglaise

Depuis le succès de l’adaptation au cinéma de ses œuvres, les romans épiques Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux, J.R.R. Tolkien est un auteur revenu sur le devant de la scène. Voici le portrait d’un monument de la littérature anglaise épris de la langue de Shakespeare.

 

Les jeunes années de Tolkien

L’enfance et l’éducation de Tolkien

Tolkien est né en 1892 en terre d’Afrique de parents anglais. À la mort de son père en 1896, sa mère décide de retourner en Angleterre où il grandit dans sa famille maternelle, avec son frère cadet, dans la campagne anglaise. Il aime beaucoup s’y promener, ce qui lui donnera rapidement un amour profond des paysages et des grandes étendues d’Europe, qui marqueront plus tard les grandes descriptions de la nature caractéristiques de ses œuvres.

La campagne anglaise est en ce temps-là loin de la ville, aussi c’est sa mère qui éduque elle-même le jeune Tolkien, lui enseignant la botanique, le latin et ses premières bases de langues étrangères avec le français et l’allemand, suscitant chez son enfant un grand intérêt pour la linguistique et la littérature. Les biographes relèvent notamment que Tolkien, contrairement à la plupart des enfants de son âge, n’aime pas L’Île au trésor de Stevenson ni Le Joueur de flûte de Hamelin de Browning ; il se passionne en revanche pour les histoires épiques comme les légendes du Roi Arthur et les contes traditionnels. Tolkien commence d’ailleurs à vouloir écrire : son premier récit sera une légende avec un dragon, à sept ans.

À l’âge de huit ans, Tolkien intègre l’école qu’avait fréquentée son père, la King Edward’s School de Birmingham. Il commence à apprendre le grec ancien, il étudie Shakespeare et Chaucer (connu lui aussi pour ses romans chevaleresques) et s’initie au vieil anglais en autodidacte.

La mère de Tolkien meurt emportée par la maladie en 1904. Catholique, dans un pays om la plupart des anglais sont de religion anglicane (issue du protestantisme), elle avait choisi avant sa mort de confier la garde de ses deux fils au père Francis Morgan, de l’Oratoire de Birmingham. La mort de sa mère et l’influence de ce prêtre marqueront profondément Tolkien et transparaîtront, selon sa volonté, dans son œuvre littéraire à venir.

Les études universitaires de Tolkien, déterminantes

Tolkien continue ses études à la King Edward’s School où il s’intéresse de plus en plus à la philologie, discipline permettant une étude historique de la langue. Il apprend également le vieux norrois pour pouvoir lire dans le texte originel la légende de Sigurd, le héros du Kalevala, un recueil de récits mythologiques nordiques. Il découvre la langue gotique, langue morte parlée par le peuple germanique des Goths, qui le fascine.

Pas seulement doué intellectuellement, Tolkien est également sportif : il joue au rugby à XV dans l’équipe de son école avec tellement d’énergie qu’il est nommé capitaine.

En 1910, Tolkien entre à l’Université d’Oxford où il fonde un club littéraire avec ses amis étudiants : la Tea Club Barrovian Society, abrégée T.C.B.S, nommée d’après le café où ils aiment se retrouver à côté de l’université pour parler littérature et échanger leurs idées.

En octobre 1911, Tolkien commence ses études classiques à Oxford dans le département scolaire de l’Exeter College. Il s’intéresse notamment au finnois afin de lire le Kalevala dans sa langue originelle, puis il approfondit sa connaissance du gallois. Toutefois, il se lasse des auteurs grecs et latins, ne s’intéressant vraiment plus qu’à la philologie comparée. Il change donc de cursus en 1913 au profit de la littérature anglaise avec la philologie scandinave comme spécialité, ce qui constituera le socle littéraire du Seigneur des Anneaux.

 

La genèse littéraire de Tolkien

Ses écrits durant la Première Guerre Mondiale

Tolkien est en vacances en Cornouailles lorsque la guerre est déclarée en août 1914 ; il rédige peu après le poème Le Voyage d’Éarendel, prémisses de la mythologie qu’il imagine dans son livre intitulé Le Silmarillion.

En décembre, Tolkien réunit ses amis à Londres, car tous ont des ambitions artistiques et sont persuadés que la T.C.B.S a le potentiel de changer les choses. De cette assemblée jaillira la vocation poétique de Tolkien : Il rédige de nombreux poèmes en 1915 et réussit brillamment ses examens finaux à Oxford, obtenant les honneurs à l’unanimité.

Tolkien s’engage au combat. Toutefois, il est bientôt malade et blessé. Il perd à la guerre quelques-uns de ses amis membres du T.C.B.S. Durant sa convalescence, marqué par les événements, Tolkien entame la rédaction de La Chute de Gondolin, le premier des Contes perdus, œuvre qui restera inachevée.

L’après-guerre : le professeur de littérature et l’écrivain

Après la guerre, Tolkien choisit de s’établir comme professeur : il enseigne à Oxford le vieil anglais. En parallèle de son travail, il imagine des histoires fantastiques qu’il raconte à ses enfants, écrivant Le Hobbit ainsi que le début du Seigneur des Anneaux et plusieurs contes.

Le Hobbit est publié en septembre 1937 et rencontre immédiatement un immense succès, à la fois littéraire et commercial. Tolkien termine l’écriture de la suite, Le Seigneur des Anneaux, en 1948.

Ses deux dernières œuvres publiées sont un recueil de poèmes titré Les Aventures de Tom Bombadil en 1962 et un conte, Smith de Grand Wootton, en 1967.

 

Après une vie riche de culture, d’apprentissage et de transmission, Tolkien disparaît le 2 septembre 1973, à l’âge de 81 ans, laissant derrière lui une mythologie incroyable pour un homme de l’ère moderne.