Apprendre l’anglais pour tous niveaux

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Exercice de traduction en anglais

La traduction est un métier qui demande savoir-faire et expérience. Mais, comme beaucoup de choses, on peut la pratiquer en amateur et cela s’apprend ! Pour vous aider à développer vos compétences en la matière, voici un exercice de traduction en anglais que vous pouvez réaliser seul pour vous familiariser avec la pratique et améliorer votre niveau.

Vous n’avez pas besoin d’être un professionnel pour vous essayer à l’exercice de la traduction : cela vous permettra de travailler votre aisance en anglais, et de voir comment vous pouvez passer d’une langue à l’autre.

 

Exercice de traduction en anglais : les principes

Vous n’aurez pas besoin de faire une traduction en anglais digne d’un professionnel, rassurez-vous. Néanmoins, il est important d’être capable de comprendre un texte et de pouvoir l’expliquer, le résumer, ou même le réécrire, et cela dans un milieu étudiant ou professionnel. Vous aurez alors besoin de savoir traduire, même si ce n’est qu’un peu : l’exercice de la traduction vous y aidera.

Je vais maintenant vous expliquer comment commencer : sur un texte choisi, vous avez déjà deux possibilités, qui dépendront de votre niveau : pour un débutant, sur un texte compliqué, mieux vaut ne pas essayer de le lire directement car vous pourriez tomber dans les pièges des contresens et des faux-amis. Passez donc directement au paragraphe explicatif suivant. Si vous êtes de niveau intermédiaire, lisez le texte, pour en avoir une approche globale, même si vous n’en comprendrez pas nécessairement les subtilités.

 

Votre première approche devra être technique : vous devrez savoir identifier et repérer les éléments grammaticaux fondamentaux pour vous situer dans le texte et rester cohérent dans la compréhension d’abord, dans la traduction ensuite.

 

Voici le texte en anglais choisi pour cet exercice, de niveau B1-B2 :

People do not agree what a fairy tale exactly is. Some argue that a story with fairies or other magical beings in the story would make it a fairy tale. However, others have suggested that the expression began when the French expression conte de fées was being translated (it was first used by Madame D’Aulnoy in 1697). Vladimir Propp criticized the difference between « fairy tales » and « animal tales » in his book Morphology of the Folktale. He said that many stories had both fantastic qualities and animals. He suggested that fairy tales could be recognized by their story, but this has been criticized, because the same stories can be found in stories that are not fairy tales.

 

Si vous avez déjà bien compris, c’est très bien !

Voici comment on fait le repérage fondamental : il faut identifier les grandes parties que sont le sujet (ou groupe sujet, quand il y a plusieurs mots qui forment le sujet), le verbe (ou groupe verbal : le verbe conjugué et son participe passé) et le complément.

Pour cela, je vous recommande d’utiliser un code de couleurs :

  • Le sujet (ou groupe sujet) en bleu
  • Le verbe (ou groupe verbal) en rouge
  • Le(s) complément(s) en vert

 

Mise en application de l’exercice de traduction

Et voici ce que cela donne la mise en application des principes de l’exercice sur la traduction de ce texte en anglais :

People do not agree what a fairy tale exactly is. Some argue that a story with fairies or other magical beings in the story would make it a fairy tale. However, others have suggested that the expression began when the French expression conte de fées was being translated (it was first used by Madame D’Aulnoy in 1697). Vladimir Propp criticized the difference between « fairy tales » and « animal tales » in his book Morphology of the Folktale. He said that many stories had both fantastic qualities and animals. He suggested that fairy tales could be recognized by their story, but this has been criticized, because the same stories can be found in stories that are not fairy tales.

 

Si vous êtes encore sceptique quant aux notions de sujet, verbe ou complément, je vous conseille vivement de vous reporter à vos leçons, car cela signifie que l’apprentissage n’est encore pas acquis.

Si au contraire cette analyse illustrée de couleurs a du sens pour vous, il vous faudra passer à la recherche du vocabulaire pour les mots que vous ne connaissez pas encore. Pour cela, sur une simple feuille blanche, recopiez (de préférence à la main, cela stimulera votre cerveau et optimisera votre mémoire pour retenir le vocabulaire) les mots inconnus dans une colonne à gauche, et cherchez leur traduction. N’hésitez pas pour cela à vous reporter à l’article sur les ressources en anglais : vous y trouverez de bons conseils pour les dictionnaires en ligne sur internet. Inscrivez soigneusement le sens et la traduction des mots que vous ne connaissez pas sur la droite. Il vous faudra ensuite apprendre ce nouveau vocabulaire.

Une fois cela fait, nous pouvons continuer à l’étape suivante : commencer à traduire. Pensez à garder à portée de main votre feuille de vocabulaire complétée des mots cherchés et traduits.

 

Exercice de la traduction en anglais : la méthode

La meilleure option, car il ne s’agit pas d’une traduction professionnelle, sera de traduire votre texte de l’anglais au français phrase par phrase.

Vous devrez faire très attention aux formulations que vous choisirez, et garder les structures données par la langue originale : les sujets devront rester des sujets, les verbes devront garder leur sens originel et les compléments trouver leur place entièrement, sauf dans le cas de la voix active et de la voix passive (vous pourrez là aussi vous reporter à l’article sur les voix active et passive).

Essayez aussi de ne pas être trop littéral : l’anglais n’est pas du français, alors son utilisation des mots, ou de ses expressions, sera maladroite en français. Réfléchissez à la meilleure façon de dire les choses en français quand vous traduisez.

 

Voici pour la première phrase :

People do not agree what a fairy tale exactly is.
Les gens ne sont pas d’accord sur ce qu’est exactement un conte de fées.

 

Et vous n’avez plus qu’à continuer sur cette lancée ! Une fois votre texte traduit, voyez la solution ci-après pour comparer votre exercice de traduction avec la correction proposée : souvenez-vous qu’il n’y a pas en traduction une formule unique, et que je vous propose ici une traduction soignée, mais si votre texte rejoint le sens de la solution, alors vous êtes sur la bonne voie !

 

Corrigé de l’exercice de traduction

Voici la version française du texte en anglais sur lequel se basait cet exercice de traduction :

Les gens ne sont pas d’accord sur ce qu’est exactement un conte de fées. Certains avancent qu’une histoire avec des fées ou autres créatures magiques constituerait un conte de fées. Toutefois, d’autres ont suggéré que la formule naquit quand l’expression française « conte de fées » fut traduite (elle fut employée la première fois par Madame d’Aulnoy en 1697). Vladimir Propp critiqua la différence entre « contes de fées » et « contes d’animaux » dans son livre Morphologie des Contes Populaires. Il dit que de nombreuses histoires avaient à la fois des qualités fantastiques et animales. Il émit l’hypothèse que les contes de fées étaient reconnaissables par leur histoire, mais cela fut remis en cause, car on retrouve les mêmes histoires dans des œuvres qui ne sont pas des contes de fées.

La maîtrise vient avec la pratique, alors pensez à vous entraîner régulièrement avec des exercices de traduction pour améliorer votre anglais !